30 octobre 2014

La lente agonie du CDI dans le secteur privé

Depuis que Jean Tirole a reçu le prix Nobel d'économie, le débat sur l'instauration d'un contrat de travail unique a été relancé en France. Certains partenaires sociaux s'y opposent, car ils craignent une éventuelle érosion des droits des salariés si le projet venait à voir le jour. Cependant, est-ce bien le sujet ? Est-il bien raisonnable de laisser le CDI en l'état quand celui-ci est menacé de disparition pure et simple ?

En effet, la part des CDI dans les embauches du secteur privé a connu un fort déclin depuis le début des années 1980, passant de 50 % des contrats signés environ à moins de 10 % de nos jours. Si la tendance se poursuit, il n'y aura bientôt plus un seul contrat indéterminé conclu en France. Dès lors, le passage à un contrat unique apparaît comme l'une des rares solutions en mesure de sortir le CDI de son agonie.


Via un dossier de l'Insee sur la rotation de la main d'oeuvre sur le marché du travail.

29 octobre 2014

Le financement public de la R&D privée a doublé depuis 2005

En France, le financement public des activités de R&D des entreprises privées a nettement augmenté ces dernières années, passant de 3,8 milliards d'euros en 2005 à 7,9 milliards d'euros en 2010. Si le montant des aides directes est resté stable sur la période, les aides indirectes ont en revanche connu une envolée spectaculaire, au travers notamment du crédit d'impôt-recherche (CIR).

Sachant que les dépenses intérieures de R&D des entreprises ont atteint 27,4 milliards d'euros en 2010 d'après le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, cela signifie que la recherche privée est désormais subventionnée directement ou indirectement à hauteur de 30 % par l'administration.


Via une étude de l'Insee relative à l'impact des pôles de compétitivité sur les PME et ETI.

26 octobre 2014

Les liens de la semaine - 11

20 octobre 2014

Où vivent les 2 millions d'expatriés français ?

Plus de deux millions de français sont installés à l'étranger de manière plus ou moins permanente, dont 1.640.000 sont inscrits au registre des Français établis hors de France, qui est tenu par le Ministère des Affaires étrangères. Leur nombre a augmenté de 35 % au cours des dix dernières années, les hausses les plus importantes ayant été enregistrées en 2006, 2008 et 2011. La moitié de ces expatriés résident à l'heure actuelle en Europe, 15 % en Amérique du Nord et 15 % en Afrique.


Via le rapport d'enquête de la Commission sur l'exil des forces vives de France.

19 octobre 2014

Les liens de la semaine - 10

15 octobre 2014

Le patrimoine mondial a plus que doublé depuis 2000

Malgré la crise économique, la richesse des ménages continue de s'accroître à un rythme soutenu dans toutes les régions du monde. D'après les dernières estimations de la banque Crédit Suisse, le patrimoine planétaire devrait atteindre 260 000 milliards de dollars en 2014, ce dernier ayant plus que doublé depuis l'an 2000. En tenant compte de l'augmentation de la population, le patrimoine par adulte s'est lui accru de plus de 75 % durant la même période pour atteindre en moyenne 56 000 dollars par adulte.


Via le rapport 2014 sur la richesse mondiale de l'Institut de recherche du Crédit Suisse.

12 octobre 2014

Les liens de la semaine - 9

07 octobre 2014

L'impact positif de l'immigration sur les bas salaires

Contrairement aux idées reçues, l'immigration ne pousse pas les salaires des natifs les moins qualifiés vers le bas, mais vers le haut ! Et dès lors réduit les écarts de revenus de la population d'accueil...

C'est en tout cas ce que démontre une étude réalisée par trois économistes : Frédéric Docquier qui est rattaché à l'Université de Louvain et au Fonds national de la recherche scientifique, Çağlar Özden qui travaille auprès de la Banque Mondiale et Giovanni Peri qui enseigne à l'Université de Californie.

L'explication fournie par les auteurs est que les immigrés qui s'installent dans les pays de l'OCDE sont issus pour moitié d'autres pays de l'OCDE. Or, ces derniers ont un niveau d'éducation supérieur à celui des natifs les moins qualifiés du pays d'accueil, ce qui contribue à la création d'emplois profitant aux travailleurs ayant fait moins d'études. Pour cette même raison, l'émigration des natifs les plus qualifiés a un effet négatif sur le niveau des salaires d'une population donnée.


Via le portail de recherche VOX, et la version traduite par Pascal Riché pour Rue89.

05 octobre 2014

Les liens de la semaine - 8

03 octobre 2014

Evolution du bien-être humain depuis 1820

Peut-on renoncer à la croissance économique sans réduire durablement le bien-être de la population ? Cela semble improbable compte tenu du lien direct entre le montant du PIB par habitant d'une part et l'espérance de vie, le niveau d'éducation ou la criminalité d'une population d'autre part.


Via le rapport de l'OCDE sur l'évolution du bien-être humain de 1820 à nos jours.