17 décembre 2014

Smartphones et tablettes s'imposent dans les foyers

L'équipement en matière de téléphonie fixe ou mobile tend à stagner dans les foyers français, de même que la possession d'un ou plusieurs ordinateurs fixes. Toutes ces technologies de communication semblent avoir atteint un plateau d'adoption, et subissent la concurrence frontale des smartphones, des tablettes et des ordinateurs portables qui continuent de gagner massivement des parts de marché.

Parallèlement, le taux d'accès à une connexion internet n'évolue que de manière très marginale par rapport à l'année dernière. Parmi les 18 % d'individus de plus de 12 ans qui ne disposent toujours pas d'internet à leur domicile, on retrouve un profil très spécifique : les personnes âgées ayant un faible revenu mensuel, en particulier les femmes retraitées vivant en zone rurale.


Source : Etude du Crédoc sur la diffusion des technologies de l'information et de la communication.

14 décembre 2014

Les liens de la semaine - 18

07 décembre 2014

Les liens de la semaine - 17

01 décembre 2014

L'électricité renouvelable, moins chère que le nucléaire EPR

La technologie EPR représente l'évolution naturelle des réacteurs nucléaires à eau pressurisée, et apporte à la filière un niveau de sûreté inégalé grâce à des dispositifs de sécurité redondants. Cependant, le coût de production de l'électricité à partir de cette technologie sera largement supérieur à celui des anciennes centrales, et même supérieur au coût de production de l'électricité éolienne et photovoltaïque.

Le coût moyen de l'électricité EPR devrait dépasser les 100 € par MWh, soit 20 € de plus que l'électricité éolienne terrestre à l'heure actuelle. Par ailleurs, le coût de production de l'électricité photovoltaïque est en chute libre. En moyenne de 140 € par MWh en 2014, il va atteindre pour la première fois le seuil de 105 € par MWh lorsque le parc de Cestas sera ouvert dans le Sud de la France dans quelques mois.


Certes, le nucléaire amorti demeure de loin plus compétitif que n'importe quelle autre source d'énergie, mais l'âge moyen du parc nucléaire français est de 25 ans. Avec une durée d'exploitation prévue de 40 ans (ou de 60 ans dans le meilleur des cas), la plupart des centrales devront être fermées au plus tard en 2040. La filière des réacteurs à eau pressurisée dans laquelle la France s'est engagée semble donc vouée à l'extinction, en espérant une percée scientifique majeure dans la fusion nucléaire d'ici là...

Source : Natixis - Flash économie "Pétrole moins cher : tout n’est pas favorable".

30 novembre 2014

Les liens de la semaine - 16

23 novembre 2014

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20 novembre 2014

La protection sociale en France : 28 € par jour et par habitant

En 2011, la France a consacré 33,6 % de son PIB au financement de la protection sociale (672 milliards d'euros), soit 4,6 points de PIB supplémentaires (92 milliards d'euros) par rapport à la moyenne des pays européens à 27 (la Croatie n'avait pas encore rejoint l'UE).

Sachant que la population française comptait 64,9 millions d'habitants à cette date, les dépenses sociales représentaient donc un peu plus de 10 000 € par an et par habitant (ou 28 € par jour et par habitant). Cette dépense moyenne par habitant est 28 % supérieure à la moyenne européenne en tenant compte des différences de pouvoir d'achat entre les pays historiques et les nouveaux entrants.


Source : Insee - "France, portrait social : cadrage européen".

19 novembre 2014

Quand la démographie française défie les prévisions

Au cours des dernières décennies, la démographie française n'a cessé de surpasser les attentes de l'Insee qui prévoyait un retournement inéluctable de la population, supposé avoir lieu durant la première moitié du 21ème siècle. Cette analyse pessimiste était basée sur les données récoltées dans les années 1970 et 1980, qui semblaient indiquer une chute sensible de la fécondité et une stagnation de l'espérance de vie, causant l'arrêt forcé de la croissance démographique.

Sauf que... rien ne s'est passé comme prévu ! Après avoir atteint son plus bas niveau au début des années 1990, la natalité française a soudainement retrouvé des couleurs pour devenir la plus élevée d'Europe (à égalité avec l'Irlande). De même, alors que les démographes anticipaient une "saturation" de l'espérance de vie aux alentours de 75 ans, celle-ci a augmenté à un rythme soutenu et régulier contre vents et marées : 1 an de plus tous les 4 ans environ.

Au fil du temps, l'Insee a donc été forcée de réviser ses prévisions successives afin de prendre en compte ces nouvelles données venues infirmer les analyses précédentes. Comme on le voit sur le graphique, les hypothèses de 1979 et 1986 prévoyaient un fort retournement de la population française à 55 millions d'habitants, tandis que les hypothèses suivantes de 1995 et 2003 (plus prudentes) projetaient une stabilisation à 65 millions d'habitants. Et désormais, il n'est même plus question d'une baisse mais bien d'une hausse continue de la population française qui devrait atteindre 75 millions d'habitants en 2060.


Source : Insee - "Retour vers le futur, trente ans de projections démographiques".

16 novembre 2014

Les liens de la semaine - 14

14 novembre 2014

Le long ralentissement de la croissance économique

La théorie de la "stagnation séculaire" a fait son apparition pour la première fois dans les années 1930 à l'époque de la Grande Dépression qui affecta les Etats-Unis, et ses principaux partenaires économiques. Tombée dans l'oubli après la Seconde Guerre Mondiale, elle revient à la mode chez certains économistes voulant donner un sens au fort ralentissement de la croissance des économies avancées.

En examinant les données de long terme, on s'aperçoit effectivement que les difficultés économiques des principaux membres de l'OCDE ne datent pas d'hier. Le taux de croissance du PIB réel a commencé à chuter dès les années 1970 après les chocs pétroliers, tandis que la croissance du PIB nominal a continué de progresser avant de plonger à son tour dans les années 1980.

Parmi les causes les plus couramment citées pour expliquer le phénomène, la transition démographique est celle qui revient le plus souvent. D'une part, la baisse de la population active associée à la hausse des retraités pris en charge impacte directement les revenus disponibles des ménages. D'autre part, ce même ralentissement démographique se traduit par un déclin des taux d'intérêts, or des taux bas tendent à accroître la formation de dettes (publiques ou privées) et de bulles dévastatrices sur les marchés.


Source : The Economist - "Longue vue sur la stagnation séculaire".

09 novembre 2014

Les liens de la semaine - 13

La moitié de l'humanité vit en démocratie

Max Roser, un économiste de l'Université d'Oxford, a lancé la publication web OurWorldinData.org afin de présenter au travers de données de long terme l'histoire économique, sociale et environnementale du monde, ainsi que les grands changements connus par l'humanité au cours des siècles passés.

Parmi les outils interactifs fournis, on peut accéder à la rubrique concernant la démocratisation du monde qui a été réalisée à partir des données polity. Et en particulier au graphique relatif à la répartition des êtres humains en fonction du système politique de leur lieu de vie, qui montre que désormais la moitié de l'humanité vit dans une démocratie plus ou moins imparfaite. Une première dans l'histoire !

A côté des démocraties (totales ou imparfaites) et des autocraties, les données prennent également en compte les régimes hybrides en transition nommés anocraties (ouvertes ou fermées) qui recouvrent des réalités politiques diverses. A titre d'exemple, la Russie est considérée comme une anocratie ouverte, tandis que le Tchad est classé comme une anocratie fermée.

De son côté, la France est l'un des rares pays européens à ne pas figurer parmi les démocraties totales, et fait partie des démocraties imparfaites au même titre que la Roumanie ou l'Inde.


Source : http://www.ourworldindata.org/data/political-regimes/democratisation/

07 novembre 2014

Créer son entreprise est-il encore un privilège masculin ?

L'Insee vient de publier l'édition 2014 de sa collection "Insee Références" concernant les entreprises en France. Au détour des multiples données accessibles, on apprend que les hommes représentent toujours à l'heure actuelle 70 % des créateurs d'entreprises bien qu'ils ne constituent que la moitié de la population active. Cette proportion moyenne variant fortement selon le secteur d'activité concerné.

Les hommes représentent ainsi 80 à 90 % des créateurs d'entreprises dans le domaine de la construction, de l'industrie, du transport et de la communication. En revanche, les femmes créatrices d'entreprises sont légèrement majoritaires avec 54 % des effectifs dans l'enseignement, la santé et l'action sociale.

Certes, ces chiffres ne tiennent pas compte des cohortes d'auto-entrepreneurs, où la part des femmes cheffes d'entreprises est un peu plus élevée que dans les autres types de sociétés. Mais même en incluant ce régime ultra-simplifié, les femmes ne dépassent pas la barre des 35 % de créateurs d'entreprises...


Source : La fiche thématique de l'Insee relative à la structure du système productif.

02 novembre 2014

Les liens de la semaine - 12

30 octobre 2014

La lente agonie du CDI dans le secteur privé

Depuis que Jean Tirole a reçu le prix Nobel d'économie, le débat sur l'instauration d'un contrat de travail unique a été relancé en France. Certains partenaires sociaux s'y opposent, car ils craignent une éventuelle érosion des droits des salariés si le projet venait à voir le jour. Cependant, est-ce bien le sujet ? Est-il bien raisonnable de laisser le CDI en l'état quand celui-ci est menacé de disparition pure et simple ?

En effet, la part des CDI dans les embauches du secteur privé a connu un fort déclin depuis le début des années 1980, passant de 50 % des contrats signés environ à moins de 10 % de nos jours. Si la tendance se poursuit, il n'y aura bientôt plus un seul contrat indéterminé conclu en France. Dès lors, le passage à un contrat unique apparaît comme l'une des rares solutions en mesure de sortir le CDI de son agonie.


Source : Le dossier de l'Insee sur la rotation de la main d'oeuvre sur le marché du travail.